Le Karthala, volcan et forêt
Le plus haut sommet des Comores est l’un des volcans les plus actifs de l’océan Indien. Ses pentes portent une forêt où vivent des oiseaux qu’on ne trouve nulle part ailleurs au monde.
Repères
Le volcan en quelques chiffres
2 361 m
Le point culminant de l’archipel des Comores. Le volcan occupe toute la moitié sud de la Grande Comore (Ngazidja).
30 × 15 km
Un volcan bouclier aux pentes longues et régulières, construit par des coulées de basalte, prolongé par deux zones de fissures : 25 km vers le nord et 12 km vers le sud-est.
3 × 4 km
La caldeira sommitale, formée d’effondrements successifs. Au centre s’ouvre le cratère Choungou Chahalé, profond d’environ 300 m.
Plus de 20 éruptions
Depuis le début du XIXe siècle. La dernière éruption confirmée date de janvier 2007 ; une alerte jaune a été déclenchée en 2022. L’Observatoire volcanologique du Karthala le surveille depuis 1988.
26 214 ha
La superficie du Parc national du Karthala. Le massif est aussi un site Ramsar depuis 2006 et une zone importante pour la conservation des oiseaux.
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Comprendre le Karthala avant d’y monter
Géologie et éruptions
Comment le volcan s’est construit, deux siècles d’éruptions, de Singani en 1977 à l’alerte de 2022, et comment l’Observatoire le surveille.
LireFaune et flore
Cinq étages de végétation, du littoral aux bruyères du sommet. Les oiseaux qui n’existent qu’ici, et les plantes médicinales comoriennes : usages et préparations.
LireRécits et légendes
La bague du roi Salomon, les djinns du cratère, la mosquée de Singani, les explorateurs et les noms du volcan.
LirePaysages
Du rivage à la caldeira, cinq étages de nature
En montant depuis Mvouni, on traverse successivement les cultures et les villages, des fourrés de goyaviers, la forêt dense humide, puis une savane arbustive de bruyères arborescentes, et enfin le fourré bas et le paysage minéral du sommet.
La Grande Comore n’a presque pas de rivière permanente : la pluie s’infiltre dans les laves poreuses et rejoint les nappes souterraines. La forêt du Karthala, qui capte l’eau des nuages, joue un rôle essentiel pour l’eau de l’île.
Sur place
Ce que l’on voit au sommet
Au bord de la caldeira, le relief change d’un coup : après la forêt et les bruyères, un vaste plateau de laves et de cendres, fermé par des parois, avec au centre le Choungou Chahalé, un cratère d’environ 1,3 km sur 800 m. Un lac y a occupé le fond de 1991 à 2005, avant de disparaître lors de l’éruption d’avril 2005.
Par temps clair, la vue porte jusqu’à la côte. Mais le sommet est souvent pris dans les nuages : c’est l’une des raisons pour lesquelles les sorties partent tôt, et la vue n’est jamais garantie.
En images





Voir ce paysage de vos yeux
Les quatre formules mènent toutes à la caldeira : en 4×4 avec une courte marche, en randonnée de deux heures, avec une nuit au bivouac, ou en montée intégrale depuis Mvouni.
Sources
- Global Volcanism Program, Smithsonian Institution : Karthala (233010), et ses rapports d’activité (avril 2005, janvier 2006, janvier 2007)
- P. Bachèlery et al., « Structure and Eruptive History of Karthala Volcano », dans Active Volcanoes of the Southwest Indian Ocean, Springer, 2016
- Wikipédia : Karthala (chronologie des éruptions, dimensions, statut Ramsar)
- Wikipedia : Mount Karthala (lac de cratère, Parc national, zone importante pour les oiseaux)
- Centre d’échange d’informations sur la biodiversité des Comores : zone du Karthala
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